
Cour criminelle départementale / Visioconférence.
À l’écran, l’experte psychologue détaille son rapport. Elle a examiné la partie civile deux ans auparavant ; elle étaye ses constatations, détaille les traumatismes, insiste sur la nécessité d’une prise en charge psychologique au long cours.
Le président lui pose quelques questions. La liaison est parfaite, l’image nette.
Vient le tour de l’avocate de la partie civile. Elle s’approche du micro. L’angle change.
Gros plan sur l’avocate face à la cour.
En arrière-plan, au premier rang, l’interprète – assoupie.
L’experte répond aux questions et précise, pour illustrer son propos : « Je regarde votre cliente depuis le début de ma déposition, Maître, et je constate combien elle est effondrée, même deux ans après mon examen. »
Personne n’ose lui dire que la femme effondrée sur le banc n’est autre que l’interprète assoupie…
