
Cour criminelle départementale de Seine-et-Marne.
Un policier accusé de viols aggravés comparaît devant la cour criminelle départementale. Il reconnaît les faits. La partie civile n’a pas demandé le huis clos : l’audience est donc publique. Parmi les personnes présentes, plusieurs journalistes.
Avant la clôture des débats, le parcours carcéral de l’accusé est évoqué. Le rapport pénitentiaire confirme qu’il a été passé à tabac par ses codétenus. Le visiteur de prison, entendu la veille à la barre, en atteste : « J’ai vu les marques sur son visage. C’était impressionnant. » Pointeur et policier : double peine, double risque d’être harcelé, menacé et violenté en détention.
Son avocate en profite pour s’adresser aux journalistes dans la salle. Jusqu’alors, les articles concernant cette affaire avaient préservé l’anonymat de son client. Mais si son identité était rendue publique, sa détention deviendrait un véritable enfer. Le président hoche la tête : le message semble être entendu.
Pourtant, le soir même, une dépêche AFP – reprise par de nombreux médias – annonce que l’ancien policier a été condamné à douze ans de réclusion criminelle, avant de révéler ses nom et prénom.
