
Audience publique, 16ème chambre du tribunal judiciaire de Paris.
– Vous connaissez Madame B. ? demande la procureure du PNAT (parquet national antiterroriste) au prévenu.
– Non.
– Monsieur, je répète ma question : connaissez-vous Madame B ?
– Non, je vous assure que je ne la connais pas.
– Monsieur, vous mentez. Vous êtes en relation téléphonique à treize reprises avec Madame B, connue de la DGSI, en 2017.
– Mais je ne la connais pas madame la procureure. C’était il y a huit ans !
– Mais c’est écrit, monsieur, à treize reprises ce fameux jour de 2017 !
– Mais…
– Très bien. Vous mentez, le tribunal en tirera toutes les conséquences.
Sur le procès-verbal tenu par la procureure, ces quelques mots : « Vu l’interception de la ligne de Madame B, constatons que les échanges avec le numéro 06.xxx (attribué au prévenu) concernaient un co-voiturage via le site BlaBlaCar et n’apportaient aucun élément utile à l’enquête en cours. Constatons que les autres numéros mentionnés ci-dessus ne sont pas connus de notre documentation spécialisée. »
